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L'Ère Punique
La ville de Lamta "Leptiminus" représentait
dans l'histoire antique une agglomération libyque soumise aux influences
puniques, elle avait été choisi par les Phéniciens comme station dans le
bassin sud de la Méditerrané vu les caractéristiques de cette ville et ce
qu'elle présentait en terme de sécurité et d’emplacement stratégique pour
leurs navires ce qui a engendré sa transformation en un centre commercial
important. Leptiminus a été mentionnée pour la première fois au IVème s.
av. JC, par le Périple du Pseudo-Scylax.
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L'Ère Carthaginoise
Leptiminus est célèbre par son rôle dans
des évènements qui ont été cruciaux pour la Tunisie antique :
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En 237 av. JC Amilcar Barca remporta dans ses environs une importante
victoire sur les Mercenaires qui, sous le commandement de Mathos, se
sont révoltés contre Carthage au lendemain de la première guerre
punique.
> En 203 avant J-C, lors de la
deuxième guerre punique, Hannibal, de retour de la campagne d'Italie
où il avait remporté ses fulgurantes victoires de Transimène et de
Cannes, y débarqua avant de regagner Hadrumète et livrer sa dernière
bataille à Zama contre les troupes de Scipion L’Africain.
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Hannibal |
| L'Ère
Romaine
Au cours de la troisième
guerre punique, Leptiminus fut l’une des sept villes puniques
qui se sont alliées à Rome contre Carthage. Après la destruction
de cette dernière en 146 av. JC., victorieux et maîtres
de la profonce d’Afrique, les Romains octroyèrent à cette
ville le statut « civitas libera et immunis »,
cité libre et exempte d’impôts.
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La
portée stratégique de cette ville est de nouveau soulignée
par les péripéties de la guerre civile romaine de 47-46
av. JC. A cette date, leptiminus s’allia à Jules César contre
les Pompéens avant la célèbre bataille de Thapsus (Ras Dimès,
Bekalta). Après la défaite des républicains, les royaumes
numides ont été annexés par Rome pour former l’Africa Nova
(nouvelle Afrique), par rapport à l’Africa Vetus, première
province romaine.
L'ascension
de cette ville devait se confirmer par sa promotion relativement
précoce par rapport à un bon nombre de cités africaines,
au rang de colonie, par l’empereur Trajan au début du
IIème s. ap. JC. Cette ville, fortement romanisée, avait
connu l’implantation d’un grand nombre de citoyens romains
d’origine italique et le brassage de différentes populations.
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Autre
signe de cette intégration à l’Empire, le taux relativement
respectable dans les statistiques, des militaires d’origine
leptitain qui ont servi dans la Troisième Légion Auguste
au IIème siècle. L’importance politico-économique de cette
cité ressort aussi du fait qu’elle fut au IIIème s. le
chef-lieu d’une région domaniale dite la « regio
leptiminesis ». Par ailleurs, l’épigraphie nous que
le culte impérial y était pratiqué et que Liber Pater
et Vénus étaient parmi les divinités vénérées dans cette
ville.
Ce
port ouvert aux courants commerciaux, humains et culturels
a été un lieu charnière entre le monde méditerranéen et
l’arrière-pays. Les échanges commerciaux très actifs ont
du favoriser l’implantation de commerçants étrangers et
d’agences bancaires et de services pour faciliter les
transactions. Dans ce cadre, on sait que cette ville a
été autorisée à frapper la monnaie. Ces échanges ont aussi
charrié des influences religieuses étrangères et surtout
orientales.
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Mosaïque funéraire de l'époque
chrétienne (Musée de Lamta) |
La
religion chrétienne y est mentionnée dés le milieu
du IIIème siècle. Depuis, cette ville a été représentée
par des évêques dans différents conciles de l’Eglise
en 256, 411, 484 et 641. Elle a dû aussi connaître
le grand conflit qui a déchiré le christianisme
africain, puisque sur les listes des participants
à ces conciles figurent des évêques catholiques
et d’autres donatistes. |
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L'Ère Byzantine
Lors
de la conquête byzantine en 533, l’armée byzantine dirigée
par le général Bélisaire passa par cette ville en se dirigeant
vers Carthage. L’importance politico-stratégique de cette
ville est de nouveau, soulignée par son choix comme siège
du commandement militaire byzantin en Byzaçène (province
de Tunisie centrale), et sa dotation d’importantes forteresses.
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Sarcophage datant de l'Ère byzantine
(Musée de Lamta) |
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L'Ère Islamique
Suite à la conquête islamique, sous les Aghlabides,
la ville se vit doter de l’un des plus anciens ribats
qui se sont égrenés le long de la côte ifriquienne. Ce
ribat a été probablement bati sur les ruines d’une forteresse
byzantine. Le géographe arabe Al Idrissi l’évoque au XIIème
siècle sous le nom de Ksar Lamta. Un siècle plus tard,
le voyageur arabe Al Tijani mentionne Lamta parmi les
villes et villages du sahel.
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Le Ribat aghlabite |
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